Eco-conseiller
Né en Allemagne au milieu des années 80, le métier d'éco-conseiller n'a connu en France ses premiers balbutiements qu'au début des années 90. Egalement appelé conseiller en environnement, l'éco-conseiller met sa compétence au service du traitement des déchets, du cadre de vie, de la gestion de l'énergie et des transports.
Le conseiller en environnement, ou éco-conseiller, doit avoir une parfaite connaissance des normes ISO 9000 et série 14 000. Très souvent spécialisé dans un secteur d'activité donné (agriculture, chimie…), il a néanmoins une solide culture générale en environnement concernant notamment les aspects réglementaires et techniques. Son sens aigu des relations, ses grandes capacités d'écoute et de dialogue et sa pédagogie sont autant de qualités humaines qui viennent s'ajouter à ses compétences pratiques.
Le émtier d'éco-conseiller
Suivant la nature de son employeur, l'éco-conseiller assure des missions très variées dans des postes qui le sont tout autant. En entreprise, il sera par exemple chargé de développer une meilleure gestion des déchets, des risques, de mettre en place et d'animer le système de management environnemental. C'est l'option qu'a retenue Pierre, éco-conseiller rattachée à la direction de la stratégie. “Dans un premier temps, ma mission a consisté à mettre en place un programme de management de l'environnement baptisé ISO 14001, une norme internationale environnementale basée sur le volontariat des entreprises.” Après une année d'expérimentation menée dans une trentaine d'établissements, la décision a été prise d'étendre l'expérience à l'ensemble de la compagnie ferroviaire. “Parallèlement à cela, une démarche de projet d'entreprise comprenant un programme de management de l'environnement et de développement durable a été décidée.”
La collectivité locale : une autre facette du métier
Employée par une collectivité locale, Agnès, chargée de mission “développement durable”, a plusieurs missions à son actif. Avec ses collaborateurs, elle participe à la mise en place d'un agenda 21 local, programme d'action ayant pour objectif la mise en œuvre du développement durable, qui concerne à l'heure actuelle 200 à 300 collectivités. Un travail de longue haleine. Mais sa tâche principale est ailleurs. “Nous avons lancé un concours proposant de soutenir techniquement et financièrement des projets urbains s'inspirant du développement durable. Treize projets ont été retenus pour leur engagement dans les quatre principaux champs du développement durable et plus particulièrement pour leur démarche “haute qualité environnementale” (HQE). Mon rôle est de mettre en œuvre les aides techniques et financières de ces projets.” Un rôle qui induit de nombreuses réunions à l'extérieur, mais également de multiples démarches administratives. “J'ai un emploi du temps assez chargé, souligne Agnès, mais assez bien réparti entre travail de terrain et travail de bureau.” Encore pionniers dans le domaine, les éco-conseillers ont parfois la tâche ardue, comme le fait remarquer Agnès : “Il faut convaincre en permanence, ce qui n'est pas toujours facile…mais c'est possible à condition d'être animé d'une motivation sincère et authentique.”
Comment devenir éco-conseiller ?
Après un bac+3
Les masters professionnels restent des atouts de premier plan pour accéder aux fonctions d’écoconseiller.
Après un bac+4/5
L'Institut européen pour le conseil en environnement propose, en partenariat avec l'Insa, une formation professionnalisante d'éco-conseiller en un an. Accessible aux titulaires d'un bac+ 4 le programme d'enseignement, pluridisciplinaire, s’organise en diverses thématiques : écologie et société, introduction au droit et à l'économie, gestion des risques, entreprise et gestion de l'environnement, communication et méthodologie...Notons que le mastère spécialisé éco-conseil " analyse et gestion de l'environnement ", accrédité par la conférence des grandes écoles, est destiné aux diplômés de niveau I (cinq années après le bac). La sélection s'effectue sur dossier et entretien et les littéraires ont autant leurs chances que les scientifiques.
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